Généalogie d'un roman 1

Publié le par pascal-querou-le-blog-auteur

Amoureux de littérature depuis ma plus tendre enfance, il y a longtemps que je souhaitais écrire un roman. Très tôt je m'essayai , à de la disgracieuse poésie, qui n'épata que ma première aimée. Puis m'aventurai vers de maladroites nouvelles qui obtinrent un menu succès familial. Et tentai plus tard la rédaction d'une dizaine de versions d'un roman que jamais je ne réussis à achever. Je finis par me dire qu'un jour viendrait. Mais comme beaucoup, je me fis piéger par le temps et les contingences de notre civilisation. Et m'installai dans une sorte de norme qui finit par saper toutes mes velléités d'écrivain. Absorbé que j'étais par mon métier de reporter  à la télévision. Qui

me brinquebalait sans cesse d'un village de campagne déserté à une métropole crasseuse... d'un pays gris et pluvieux à des îles paradisiaques... et d'un continent ravagé par la guerre à la grande barrière de corail. Je naviguais au milieu des évènements en m'introduisant par touches éphémères dans la vie des autres et repartais toujours chez moi, en les laissant à leur destin, plus souvent tragique qu'énigmatique, avec le sentiment du travail bien fait. Je voguais en mer trouble et traversais les tempêtes avec bravoure. Avec l'impression que rien ni personne ne pouvait m'atteindre... Mais un matin, je me sentis plus las et plus usé que les autres jours, et je réalisai alors que ce mouvement perpétuel qui remplissait mon existence depuis des années m'avait rendu malade. Comme si je ne savais plus exactement dans quelle réalité je devais évoluer. celle du dedans qui se révoltait ou celle du dehors que je ne comprenais de moins en moins...

 

Je décidai alors de libérer mon intériorité que toutes ces années dans l'action avaient tyrannisé et m'installai dans un long travail d'écriture. Qui commença par une sorte d'introspection, mettant en évidence que mon âme avait été atteinte et bousculée par chaque paysage apaisant, chaque regard cruel, chaque infamie, chaque sourire, chaque visage heureux, chaque salaud, chaque victime, chaque bourreau qu'elle avait croisé.

Je fis ensuite une sorte de mixte entre réalité et fiction et rédigea jusqu'à son terme ce premier roman :

 

Coulisses de mes exploits... obscènes.

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Publié dans Le Roman

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G
<br /> Une lecture pleine de promesses !<br /> <br /> <br />
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